
Carine, 46 ● En ligne
Divorcée de Saint-Véran et son dîner provençal à l'aveugle
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Au bistrot, ce sont les clients qui choisissent, et ça finit par me frustrer. Un soir, une habituée m'a glissé avoir offert à son mari un dîner les yeux bandés, et qu'ils n'avaient jamais atteint le dessert. Sur le coup, j'ai souri. Le lendemain, l'image tournait encore. Je t'invite donc chez moi, à Saint-Véran, pour un dîner provençal à l'aveugle. Je te noue un foulard en soie, je t'installe, et je te nourris à la fourchette, ou à la main quand ça m'amuse. Tapenade, tian tiède, figues rôties au miel de lavande. Tu devines les ingrédients, et chaque erreur se paie d'un baiser là où je l'aurai décidé. Je mène la danse, mais je reste à l'écoute du moindre frisson. Si tu acceptes de lâcher prise, dis-moi l'aliment qui te ferait rougir.
Mes créneaux
Dimanche soir et lundi, mes deux soirées de fermeture, plus un mercredi de temps en temps quand le bistrot tourne au calme.
Ce qui me fait craquer
Te nourrir les yeux bandés, jouer avec les saveurs et les textures, des gages gourmands, une tension délicieuse entre deux plats et un dessert partagé tout près.
Mes limites
Le foulard s'enlève dès que tu le demandes, je reçois après un premier café, et tout se fait sur un oui franc.